L' Action juste Pourquoi, malgré tout, je choisis d’agir chaque jour !

Dans ce tumulte permanent où mon regard se heurte chaque jour à des crises politiques, sociales, économiques et écologiques, la question de l’action juste s’impose à moi avec une intensité nouvelle.

Comme beaucoup, je ressens que notre époque est celle de l’incertitude : les guerres lointaines et proches, les inégalités qui se creusent, la destruction de l’environnement, la défiance envers les institutions, la montée de la polarisation et de la désinformation…

Tout cela crée un paysage fragmenté, saturé de peurs et de lassitude.

Alors parfois, je doute : pourquoi continuer à faire l’effort de choisir, chaque jour, l’action que la conscience, la raison ou la justice désignent comme “juste” ?

Cette interrogation n’a rien d’abstrait pour moi, elle modèle mes choix quotidiens, mes relations, et l’avenir que je souhaite partager avec d’autres.

Pour moi, agir justement n’a jamais été une idée abstraite, c’est une interrogation qui m’accompagne au quotidien, qui façonne mes choix, nourrit mes doutes et éclaire mes élans.

Depuis l’enfance, cette quête d’équité me poursuit, parfois discrète, parfois brûlante, mais toujours présente.

Je me surprends à m’y confronter à chaque détour de la vie, cherchant, parfois à tâtons, ce qui pourrait être « juste » dans la complexité du monde qui m’entoure.

Très tôt, les grands textes ont éveillé en moi plus que de la curiosité, ils sont devenus des compagnons de route, des sources de réconfort et de perplexité. Platon, Aristote, Spinoza, mais aussi les penseurs de l’Orient, me parlent.

Chez Platon, j’ai trouvé l’idée d’une harmonie à construire en soi et autour de soi, chez Aristote la nécessité d’un effort répété, d’une pratique qui forge le caractère, et l’expression de la Joie chez Spinoza.

Chez les sages orientaux, j’y ai trouvé la quête d’une justesse qui épouse le mouvement du monde et la compassion envers autrui, dont le texte de la Bagavad Gîta qui m’a beaucoup inspiré et m’inspire encore.

C’est dans le rapport entre ces modèles d’universalité et la singularité de ma propre existence que j’essaie de trouver ma voie, sachant qu’aucun chemin tracé d’avance ne m’est offert.

L’idée de justice, je l’ai d’abord reçue dans les gestes de mon entourage, une parole réconfortante pour une personne isolée, une indignation face à une injustice, l’exemple d’un proche qui refuse de détourner les yeux. C’est une réflexion personnelle sur l’action juste à l’ère des incertitudes, alors pourquoi, malgré tout, je choisis d’agir chaque jour ?

J’ai hérité de ces récits familiaux une certaine sensibilité, un sentiment de responsabilité et, parfois, d’impuissance.

J’ai vu mes modèles hésiter, se tromper, corriger le tir, et cela m’a appris que la justice est moins une certitude qu’une intention renouvelée.

Avec le temps, ma perspective s’est élargie et complexifiée.

Les repères qui me paraissaient solides se sont érodés à mesure que le monde s’ouvrait à moi dans toute sa diversité, son ambiguïté, ses contradictions.

Aujourd’hui, chaque choix, aussi banal soit-il, me relie à un ensemble plus vaste, car acheter, consommer, m’exprimer, tout cela a un impact que je ne maîtrise plus vraiment.

La mondialisation, la rapidité des échanges, l’explosion des points de vue font vaciller mes convictions et me laissent, parfois, dans l’incertitude.

Souvent, je me demande comment faire le tri, comment discerner le bien du mal lorsque tout s’entremêle, les enjeux climatiques, l’injustice sociale, la désinformation.

J’avoue que l’ampleur des défis me dépasse, il m’arrive de me sentir minuscule, parfois découragée, face à la complexité du monde.

Les recettes d’autrefois ne me suffisent plus et, devant l’immensité, le risque est grand de céder à la résignation ou au doute stérile.

Pourtant, au fil des épreuves, je découvre que la justice n’est pas un état, mais un chemin, une succession de choix imparfaits, de tentatives, de pas hésitants vers une cohérence fragile.

Je puise de l’inspiration dans les histoires de celles et ceux qui, sans certitude, ont osé agir, s’indigner, inventer des solutions.

Leur exemple me rappelle que la justice se forge dans l’action, même modeste, et qu’elle n’est jamais acquise une fois pour toutes.

Je me surprends à multiplier les questions, comme si chercher l’action juste, pour moi, signifiait d’abord accepter le doute et la remise en question.

Comment puis-je agir avec intégrité là où tout vacille ?

Comment rester fidèle à mes valeurs sans m’isoler, mais sans me dissoudre non plus dans une masse anonyme ?

Que puis-je offrir de juste à un monde où chaque choix semble à la fois essentiel et dérisoire ?

Peut-être que le premier pas vers l’action juste, c’est d’apprendre à écouter les autres, le monde, et cette voix intérieure qui me souffle de ne pas renoncer.

Plutôt que d’attendre la recette infaillible, je choisis d’agir au mieux, à ma mesure, en acceptant l’incertitude comme le prix de la sincérité et du respect.

Ce que j’emporte, au fond, ce n’est pas un bagage de certitudes, mais une fidélité à l’interrogation.

Les textes, les exemples, les discussions, tout m’invite à rester en chemin, à rejoindre cette lignée discrète de chercheuses et chercheurs de justice, de plus d’harmonie.

Il n’existe sans doute pas de formule définitive, mais il y a, au centre de ma vie, cette tension féconde : celle qui m’oblige à chercher, à douter, à espérer parfois, à ne jamais m’accommoder de l’injustice.

C’est peut-être cela, mon véritable héritage : la patience du questionnement, le courage d’agir, même modestement, et le désir de transmettre cette quête, aussi vivante qu’inachevée.

Prochain article : L'action juste selon la Bagavad Gîta

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